Environnement

Relier le vivant, protéger notre cadre de vie

Draveil a une chance rare en Île-de-France : offrir un cadre de vie entre la Seine et la forêt de Sénart, bénéficier de mares forestières, de parcs, de jardins, de lisières, de zones humides et d’espaces encore ouverts. Ce patrimoine naturel fait notre qualité de vie. Il est aussi notre meilleure protection face au dérèglement climatique.

Mais cette richesse n’est pas acquise. L’artificialisation des sols, la fragmentation des milieux, la pollution lumineuse, la densification mal pensée et la pression sur les espaces naturels fragilisent les équilibres. Une nature morcelée s’appauvrit. Une ville trop minérale surchauffe. Une urbanisation qui bloque la circulation de l’air aggrave les canicules.

La trame verte relie les continuités terrestres : la forêt de Sénart, le Parc de Villiers, Champrosay, Paris Jardins, la base de loisirs, l’avenue Marcelin Berthelot, les alignements d’arbres, les haies, les jardins publics et privés. Elle permet aux espèces animales et végétales de circuler, de se reproduire et de s’adapter au changement climatique.

La trame bleue concerne l’eau : la Seine, les mares forestières, les zones humides, les fossés et les rus. Ces milieux régulent naturellement les crues, stockent l’eau, rafraîchissent la ville et abritent une biodiversité exceptionnelle.

La trame brune protège les sols vivants, trop souvent oubliés. Un sol n’est pas une simple surface constructible : c’est un écosystème. Il absorbe l’eau de pluie, limite les inondations, stocke du carbone, rafraîchit l’atmosphère en période de canicule et héberge une biodiversité invisible mais essentielle. Chaque mètre carré imperméabilisé et artificialisé réduit cette capacité.

La trame noire défend la nuit. L’éclairage excessif perturbe les insectes, les oiseaux, les chauves-souris et altère notre propre rythme biologique. Protéger des zones d’obscurité, moduler l’éclairage en cœur de nuit et orienter correctement les luminaires ne signifie pas renoncer à la sécurité.

Enfin, la trame blanche concerne la circulation de l’air et la qualité atmosphérique. Une ville doit pouvoir respirer. Les couloirs naturels de ventilation entre la forêt, la Seine et les quartiers doivent être préservés. À l’heure des vagues de chaleur répétées, maintenir des espaces ouverts permettant la circulation d’air frais et favoriser la végétalisation des zones densément construites sont des enjeux de santé publique.

Trames verte et bleue

Carte du bruit

Protéger la forêt de Sénart

La forêt de Sénart est un patrimoine exceptionnel, riche de centaines de mares et d’une biodiversité remarquable. Nous créerons une instance locale de concertation associant élus, citoyens, scientifiques et associations afin de suivre l’état écologique du massif, veiller au respect des lisières et demander la transparence sur les prélèvements forestiers. Le maire peut saisir le préfet, demander des audits environnementaux et voter des motions pour protéger certaines zones. Nous utiliserons pleinement ces prérogatives pour défendre notre poumon vert.

Une trame noire intelligente : moderniser l’éclairage

Draveil doit rénover son éclairage public pour concilier sécurité, sobriété énergétique et protection de la biodiversité nocturne. Il existe des subventions pour moderniser notre éclairage et développer un éclairage intelligent respectant la trame noire .

Nous mettrons en place un éclairage piloté et modulable, avec baisse d’intensité en cœur de nuit meilleure orientation des luminaires et remplacement des installations énergivores.

Accélérer la transition énergétique locale

Nous développerons un réseau de chaleur relié à la géothermie, énergie locale, faiblement émettrice de CO₂. Le développement des réseaux de chaleur, alimentés majoritairement par des énergies renouvelables et de récupération, permet de stabiliser les factures grâce à une TVA réduite et une moindre dépendance au gaz.

Nous étudierons également l’installation de solaire thermique sur les toitures publiques permettant ainsi à la ville de remplir les objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre.

Une gestion responsable de la vie animale

Nous contractualiserons avec les associations locales de protection animale pour organiser la stérilisation des animaux errants et privilégier des méthodes non violentes de régulation (stérilisation des œufs des oies bernaches). En lien avec les acteurs forestiers, nous demanderons une gestion raisonnée des populations sauvages, fondée sur des données scientifiques et non sur des pratiques systématiques.

Un urbanisme qui protège les sols

Nous réviserons le PLU pour concilier accueil de nouveaux habitants et zéro artificialisation nette. Toute densification devra s’accompagner de zones tampons végétalisées, de sols perméables et d’une préservation des continuités écologiques.

Alimentation et circuits courts

Dans toutes les restaurations relevant de la Ville (écoles, portage à domicile, événements), nous favoriserons les circuits courts et les produits biologiques. Nous accompagnerons les équipes vers une réduction progressive de 50 % des produits d’origine animale, le développement d’options végétariennes et l’exclusion des produits issus d’élevage intensif.

Gouverner autrement

Chaque décision municipale importante fera l’objet d’une évaluation environnementale et sociale. Les marchés publics intégreront systématiquement des clauses RSE/RSO. Les élus et agents seront formés aux enjeux climatiques (Fresque du Climat, biodiversité, sobriété énergétique). Les habitants seront associés à l’aménagement des espaces verts pour en favoriser l’appropriation dans le cadre des comités de quartier.

Si vous souhaitez télécharger le tract au format pdf c’est ici: